14/01/1982 – Pascal Gobbers
A cheval sur mon rêve,
hors de mon pauvre lit,
le vent d’été m’enlève
sur les toits de Paris…
Mes journées sont banales :
ça fait tant de saisons
qu’aux environs des Halles
je vous vends mes blousons…
Mais je vous les emballe
en guettant l’horizon :
quand le jour fait ses malles,
je fond à la maison…
Là, sitôt dans mes plumes,
je traverse le toit :
dans la ville qui s’allume
tout le ciel est à moi !
Refrain
A cheval sur mon rêve,
je laisse mon corps au lit
seul’ment les nuits sont brèves
quand tout vous obéit!
J’ai fait le mousquetaire
dans le Louvre endormi;
transpercé six corsaires
pour un sac de rubis;
j’ai survolé la Terre
au volant d’un ovni
plein d’interplanétaires
aux yeux de paradis…
Mais quand le matin fume
dans la gueule du soleil,
je m’étire dans mes plumes :
banal est mon réveil !
Refraim
A cheval sur mon rêve
au-dessus de Paris,
je ne poursuis sans trêve
qu’un bonheur qui me fuit…
Mais voici qu’une brunette,
en plein après-midi,
m’a fait rêver de fêtes
qui font rester au lit…
Elle porte une amulette :
un soleil qui sourit ;
la nuit, sa peau douillette
ne veut porter que lui…
Je rêve qu’elle parfume
déjà mon oreiller :
un oreille de plumes
où l’on rêve éveillé !