1975
Si tu revenais jamais sur terre
Tu en verrais de drôles de manières;
Tu irais de surprise en surprise
Tu oublierais ta lettre à Elise
Si tu revenais…
L’ode à la joie est démodé
Car on te l’a modernisée.
Tu n’y comprendrais rien,
On ne te veut plus de bien
On n’aime plus que les « Rolling Stones »,
Les soupirs d’un chanteur aphone
Ou Stone et Charden ;
Vieux Beethoven.
Si tu revenais…
Le théâtre n’a plus le même ton
On a changé les Harpagon.
Si tu revenais…
Ton nom écrit en minuscule
Tes précieuses ne plus plus ridicules.
Tu n’y comprendrais rien
On ne te veut plus de bien
On préfère les bandes dessinées
Ou les romans photo-cinés
Il faudra t’y faire,
Pauvre Molière
Si tu revenais…
Le sourire de Mona-Lisa
A déjà fait bien des dégâts
Si tu revenais…
Les oiseaux que tu observais
Ne son plus seuls dans l’air désormais
Tu n’y comprendrais rien
On ne te veut plus du bien
Aujourd’hui nul ne s’étonne plus,
Car le progrès, c’est du connu
Un peu grâce à qui
Mon bon Vinci