24/05/1977 (Willy Arnoud)
C’est une journée qui se termine ;
J’ai travaillé et puis soupé,
Le vent et les nuages badinent ;
Je reste seul, les yeux fermés.
Refrain :
Ce reve dans le crépuscule,
Dans mon fauteuil il m’a cloué,
Je songe près du feu qui brûle
A tant de choses du passé.
Car c’est le livre des images
Que j’ai trouvé intactes ici :
Elles forment bien les plus belles pages
Des jeunes années de ma vie!
Elles semblent toujours plus brillantes
Les douces choses du passé :
Leur force et leur charme augmentent,
Et tout échec est oublié…
Refrain
Mais les trésors de la jeunesse
Sont difficiles à conserver,
Tous les amours, toutes les caresses,
Ils semblent loin, ils ont passé…
Que reste-t-il de la verdure
Qui pousse au souffle du printemps ?
Mon ame, tout comme la nature,
Elle vit et change avec le temps…
Où sont-elles donc, les belles promesses
Et les serments tant oubliés ?
Je n’ai plus rien de ma jeunesse,
Je n’ai plus rien de mon passé !
Refrain
Ce reve dans le crepuscule,
Dans mon fauteuil il m’a cloué,
Mais il s’éteint, le feu qui brûle
Avec les choses du passé…
Et, tout à coup, sur la fenêtre
J’entends de fortes gouttes de pluie,
Est-ce qu’elles me viennent dire, peut-être,
Si j’ai pensé ou j’ai dormi?