(Cécile Dourel) 09/05/1980
Ce n’était rien qu’une rencontre
Dans un petit train de banlieue
Elle avait oublié sa montre
« Quelle heure est-il ? Merci Monsieur ».
On se rencontre par hasard
Un jour de pluie et de brouillard
Une étrangère, un étranger
Ca se laisse vite apprivoiser
(On se promet de se revoir
« A très bientôt, merci, bonsoir ».)
Refrain :
Et celui qui n’y croyait pas
Se retrouve en plein cinema
C’est l’amour, la grande passion
La folie en trois dimensions.
C’est toujours le même scénario
De rendez-vous en rendez-vous
On s’écrit des milliers de mots
Des mots tendres, des mots si doux
On fait des projets, des projets,
On échange ses petits secrets
De confidence en confidence
On se partage ses enfances
Refrain
Quand enfin vient la vie à deux
On n’a plus grand-chose à se dire
« Achète le pain, rapporte des oeufs »
Où est-il le temps du délire ?
Elle ne cuisine vraiment pas bien
Il jette ses cendres sur le tapis
On se déteste pour des riens
C’était donc ça le paradis ?
Et celui qui n’y croyait pas
Se retrouve en plein cinéma
C’est la haine, c’est la dépression
La bagarre en trois dimensions
Un beau matin, on se sépare
On redevient des étrangers
On a juste un peu de cafard
En pensant qu’on a tout raté.
Ce n’était rien qu’une rencontre
Il lui avait offert une montre
Elle a repris le train de banlieue
« Adieu, merci, tâche d’être heureux « .
Et celui qui n’y croyait pas
Se retrouve en plein cinéma
Amertume et désillusion
Un chagrin en trois dimensions.