Les Platanes

28/06/1978

Partition


Les feuilles d’or

au vent du nord

s’envolent des platanes…

L’été est mort;

j’en rêve encore

en fumant ma gitane…

Ainsi je vais le long des rues

vers la rue où je t’ai connue…

Mais toi, tu ne me connais plus:

toi,tu m’ignores..

Et, dans l’aurore,

il n’y a que moi qui flâne,

qui flâne et qui me fane

quand je vois les platanes

saigner notre été mort,

saigner tous nos baisers d’alors

au vent qui les condamne,

au vent du nord…


Les feuilles d’or

au vent du nord

s’envolent des platanes…

L’été est mort;

j’en rêve encore

en fumant ma gitane..

Parfois je croise une ingénue;

mais, pour désirer sa peau nue,

faudrait que tu n’existes plus:

or, je t’adore…

Et, dans l’aurore,

il n’y a que toi qui planes,

qui planes sur mon âme

quand je vois les platanes

saigner notre été mort,

saigner tous nos baisers d’alors

au vent qui les condamne,

au vent du nord…


Les feuilles d’or

au vent du nord

s’envolent des platanes…

L’été est mort;

j’en rêve encore;

et j’éteins ma gitane.

Ta lettre, je l’ai bien reçue:

je la porte sur ma peau nue!

L’autre gars, tu ne l’aimes plus:

tu m’aimes encore!…

Et, dans l’aurore,

il n’y a que moi qui plane,

qui plane après ma femme

quand je vois les platanes

saigner notre été mort,

saigner tous nos baisers d’alors

au vent que tu condamnes,

au vent du nord…


Les feuilles d’or

au vent du nord

s’envolent des platanes

L’été est mort;

j’en rêve encore;

et j’éteins ma gitane…