14/09/1978
Refrain :
Les roses sont fanées au jardin de mon coeur,
Les oiseaux se sont tus au bois de mes amours,
Les feuilles sont tombées de mon arbre à bonheur,
J’ai jeté en pâture mes rêves aux vautours.
Le petit chemin creux s’est perdu dans les champs,
Le petit chemin creux n’abrite plus d’amants
Tu me l’avais bien dit, ce n’est pas éternel,
La fête de nos corps a duré trois saisons;
Je voyais dans tes yeux des lumières d’arc-en-ciel,
J’inventais chaque jour de nouvelles chansons
Tu étais le soleil de tous mes paysages,
Tes yeux avaient pour moi la couleur des nuages,
Tu étais ma forêt, tu étais mon péché,
La bouée de secours où j’étais accroché.
Refrain
J’ai fait feu de tout bois, j’ai brûlé mes vaisseaux
Je me suis pris au piège, me suis jeté à l’eau,
Il a fallu le temps avant que je comprenne
Que tu recommençais une autre vie ailleurs.
Il ne reste plus rien, pas un seul souvenir,
Tu n’avais pas d’attache, tu as voulu partir;
Un matin de septembre sur le quai d’une gare,
J’ai perdu pour toujours ton sourire bizarre
Les roses sont fanées au jardin de mon coeur
Les oiseaux se sont tus au bois de mes amours
Les feuilles sont tombées de mon arbre à bonheur
J’ai jeté en pâture mes rêves aux vautours
Le vent a emporté le toit de ma maison
Je tremble, j’ai très froid, c’est ma morte saison.